© CRT Côte d’Azur France – Aurélien Buttin

Clientèle Française, une envie de Côte d'Azur pour les années à venir

Depuis le début de la crise, un suivi particulier et adapté a été mis en place par l’Observatoire du CRT Côte d’Azur France qui a notamment fait interroger les Français courant novembre afin d’obtenir un retour concernant leur perception de la destination Côte d’Azur. Il s’agissait d’avoir une vision rapide de la situation en terme de perceptions, d’habitudes et d’intentions de séjours futurs.

Menée auprès d’un échantillon national représentatif de la population française (= 1016 interviewés dont 926 résidents hors région Provence-Alpes-Côte d’Azur), l’enquête, réalisée par Market Audit, a délivré des résultats pertinents sur les potentialités actualisées dans le contexte Covid du marché national.

PERCEPTION DE LA CÔTE D’AZUR

La Côte d’Azur est associée aux deux départements des Alpes-Maritimes et du Var pour 43% des Français n’habitant pas la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en particulier pour plus de la moitié des retraités et des CSP moyennes.

SÉJOURS DE LOISIRS OU DE VACANCES SUR LA CÔTE D’AZUR

Les deux tiers des Français n’habitant pas la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont déjà séjourné sur la Côte d’Azur. Ce taux est plus élevé chez les CSP supérieures ou moyennes et les retraités. Mais plus on habite loin, moins on y séjourne. Le taux de séjour sur la Côte d’Azur apparaît en effet plus faible sur les régions du Nord et de l’Est, correspondant à autant de marchés régionaux potentiels à conquérir afin d’accroître la fréquentation française.

INTENTIONS DE SÉJOURS SUR LA CÔTE D’AZUR

S’il reste un bon quart de « réfractaires » (qui n’ont pas envie de séjourner sur la Côte d’Azur, surtout résidents des régions Nord et Normandie), les trois quarts des Français n’habitant pas la région Provence-Alpes-Côte d’Azur affirment avoir envie d’y séjourner dans les deux prochaines années. Ils sont plus nombreux que ceux y ayant déjà séjourné, soit un écart moyen de 9 points. Cet écart est bien plus marqué dans le Nord-Ouest de la France, notamment les Pays de Loire (20 points), la Bretagne (14 points), ainsi que dans les Hauts de France (13 points), soit autant de marges potentielles d’augmentation de la clientèle française.

Sur le marché national hors région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 20% des non connaisseurs de la destination ont très envie d’y séjourner, ce qui représente déjà un marché potentiel immédiat de 7 millions de personnes, 44% aimeraient bien aussi le faire, 15% n’en ont pas vraiment envie et 21% pas du tout envie.

Il est à noter aussi que seuls 8% des Français ayant déjà séjourné dans les Alpes-Maritimes n’ont plus du tout envie d’y séjourner, et le taux d’intention de retour est très élevé à 81%.

L’un des principaux freins au séjour sur la destination reste généralement son image de forte fréquentation voire de saturation. La crise de la Covid ayant entraîné une baisse générale de fréquentation, il apparaît que les deux tiers des Français n’habitant pas la région Provence-Alpes-Côte d’Azur déclarent avoir, à présent, autant ou davantage de séjourner sur la Côte d’Azur qu’avant la crise du Covid. 17% en a même davantage envie. Il ressort également un fort intérêt de la part des clientèles de moins de 35 ans.

L’impact de la baisse générale de fréquentation touristique depuis la crise de la Covid 19 s’avère négatif sur les habitants des Hauts de France (avec un taux d’intérêt qui reste faible), de Bretagne et de Normandie, tandis qu’il est nettement positif pour les habitants de l’Ile de France et de Rhône-Alpes. L’impact de la crise sanitaire serait aussi plus favorable auprès des cibles jeunes ou cadres.

A RETENIR

Dans un contexte où les marchés étrangers, notamment long-courriers, devraient s’ouvrir très progressivement en 2021-2022, les résultats de cette enquête Market Audit auprès des Français non-résidents en région Provence-Alpes-Côte d’Azur indiquent que les trois quarts des Français sont susceptibles de séjourner sur la Côte d’Azur dans un avenir proche. Un tiers des Français en ont même très envie.
Quelques cibles semblent plus sensibles à l’attrait de la destination dans le contexte actuel, notamment les jeunes, les CSP+, et de façon générale les habitants des régions Ile de France et Rhône-Alpes. Il existe aussi un potentiel intéressant de nouveaux visiteurs des régions du Nord-Ouest.

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