Description
En binôme guitare-voix, Olivier Barrère et Nico Morcillo nous plongent dans le récit pressant de Laurent Mauvignier, remarquable plaidoyer contre l’absurdité de la violence.
Un homme est entré dans un supermarché, a saisi une canette et l’a bue. Quatre vigiles ont surgi, l’ont emmené dans les réserves, à l’abri des regards, loin du monde, et l’ont frappé. A mort. Un homme, un autre, parle. Il parle de l’agression, du sentiment d’impunité des auteurs des coups. Il parle aussi du procureur et de son réquisitoire. Et puis du reste, de tout ce qu’il y a autour et qui va continuer, sans lui, le mort. Il parle pour saisir les mécanismes et comprendre les origines de cette violence gratuite.
Parler pour nous faire entrer à notre tour dans la tête de la victime, partageant à la fois ses souvenirs et ses derniers instants. Parler du dernier souffle, de la fragilité de tout ceci, dans un monde où la toute-puissance est érigée en norme. Remarquable plaidoyer contre l’absurdité de la violence,
Ce que j’appelle oubli fait surgir le souvenir d’un homme sans défense tué pour rien. L’adaptation d’Olivier Barrère fait émerger toute la force lumineuse et désespérée de ce récit qui en appelle à notre humanité.
